top of page

Biographie

Kolo Barst, une voix rare du blues créole.

Depuis Févryé 74 (2004), il fait mémoire des luttes caribéennes — sans nostalgie, sans haine. Après quatorze ans de silence, il revient avec Limyè Lorizon (2024) et La Tribu des Martyrs. Un combat contre l’injustice, porté par une voix éraillée qu’on n’oublie pas.

« C’est un combat contre l’injustice et non une lutte identitaire raciale. »

2004, « Févryé 74 » révèle Kolo Barst au grand public

Auteur, compositeur, interprète, Martiniquais, né à Basse-Pointe, Kolo Barst grandit au rythme du « bèlè baspwent » et va très tôt maitriser l’instrument. En 1992, il se tourne vers la guitare. Mais, « tanbouyé » dans l’âme, il retranscrit sur la guitare ce qu’il fait au tambour, signant ainsi le premier acte de sa couleur musicale atypique !

 

Musicien militant, fervent défenseur des racines culturelles de son pays la Martinique, ses textes sont aussi de véritables plaidoyers en faveur de la dignité humaine. Dans son métier d’infirmier (qu'il a exercé pendant plus de 20 ans) et son activité artistique, il vit et exprime cette nécessité pour lui de rencontrer.

 

« La rencontre avec l’autre, confie-t-il, est quelque chose de fondamentale dans ma vie. Juste l’atteindre et ne pas le dépasser. La grandeur de l’Homme ce n’est pas le paraitre. Dans un morceau comme Achiki, c’est vraiment révéler la grandeur qu’il y a en chacun de nous ».

 

En 2004, une chanson le révèle. Févryé 74 rappelle la grève agricole de février 1974 et la répression de l’Habitation Chalvet, où deux ouvriers ont perdu la vie. L’album Lot Bô So paraît la même année et s’installe parmi les grands succès de la Caraïbe. Son premier album Lot Bô So, vendu à plus de 40 000 exemplaires, reçoit trois Prix SACEM ! Un succès qu’il reçoit avec cette simplicité car pour lui, « sèl gran mèt sé Bondiè » (le seul grand maître, c'est Dieu).

La même année, il fonde La Tribu des Martyrs. Un groupe, mais aussi un lieu de mémoire, pour honorer les martyrs de la traite, de la colonisation, des luttes d’émancipation. Ce sera son véhicule, et il ne le quittera plus. Bidim Grâce suit en 2010, du bèlè au nayabingui, entre Afrique et Caraïbe. Avec La Tribu des Martyrs, Kolo Barst participe à plusieurs rendez-vous importants de la scène musicale : Africolor, Francofolies, Créole Blues, Variations Caraïbes et l'Eurovision. Cela constitue un marqueur important de son rayonnement au-delà de la Martinique.

 

En 2024, le jour de son anniversaire, il sort Limyè Lorizon, son troisième album présenté à Tropiques Atrium, l'année suivante. Sept titres, une autoproduction épurée, clarinette, kora, tambours bèlè, tibwa, steel-pan, chœurs. Un disque sur la terre, l’environnement, l’espoir. Ce retour est particulièrement symbolique : l'artiste retrouve une scène nationale et un public qui a continué à transmettre son répertoire entre générations.

 

On a comparé sa voix à celle de Bonga. On pourrait aussi bien parler d’un griot, quelqu’un qui tient la mémoire d'une communauté, et la rend au présent. 

 

D’un album à l’autre, l’expression est sans fioriture, sans faux-semblant, naturellement poétique, souvent métaphorique. Le scalpel des mots justes et des images réalistes incise les consciences, légitimant ainsi l’appellation de MMK (Mizik Matinik Konsian) par laquelle il définit son style musical.

Repères

Quatre prix SACEM Martinique

 

Prix RFO
9 semaines et un jour

 

Triple récompense au Dynamitch d'Or Paris

 

Francofolies de la Rochelle, Africolor

 

Récompensé aux Césaire de la Musique

 

Eurovision 2006

 

Scènes Internationales
ONU New York,
Paris Bercy

 

© 2026 by Sɛ Nhaka Productions | SƐHANAKA

bottom of page